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Alain Kern

Alain Kern – photo ©Olivier Tisserand

-En quelques mots, qui êtes vous, votre parcours professionnel ?

Je m’appelle Alain Kern, je suis Français et j’habite entre Bonn et l’Alsace, dans la ville de Neuf Brisach où j’y ai mon atelier / galerie d’art photographique. Entrepreneur autodidacte, j’ai quitté un poste de chef de projet début des années 2000 pour lancer un site web sur les plantes carnivores et voyager, je me consacre maintenant pleinement à ma carrière d’artiste, à la photographie et à la culture de mes plantes si particulières.
Ah oui je suis né en 1977… Je vous laisse faire le calcul!

-Parlons photographie, qu’est ce que l’art dans la photographie selon vous?

Dans mon travail, je distingue clairement deux types de photos, d’un coté les photos de rue, de voyage, de paysage qui sont le fruit du hasard, des rencontres, de l’instant et de l’oeil du photographe et d’un autre coté les oeuvres construites (en studio le plus souvent) et dont le processus photographique sert à fixer cette création.
Je retrouve plus facilement l’émotion de la création lorsque je travaille ainsi en studio autour d’une série de photo que j’ai pensé, scénarisé, organisé et réalisé selon mes critères esthétiques.
Mais d’avoir su saisir l’instant reste pour moi un bonheur intense et une satisfaction plus personnelle qu’artistique.

-Depuis quand utilisez vous la photo comme moyen d’exprimer votre créativité?

J’ai beaucoup voyagé et j’ai toujours eu un appareil avec moi, comme n’importe quel touriste en somme. Ce n’est qu’en décembre 2013 alors que j’étais en Norvège pour y voir des aurores boréales que je me suis intéressé à la technique photographique et que je suis sortie du mode « automatique ».

-Comment travaillez vous, quel matériel utilisez vous?

J’ai commencé à travailler en argentique début 2014, la plus part du temps j’utilise des films noir et blanc. Je fais les développements dans mon atelier.
Travailler en argentique m’a permis de prendre plus de temps pour la réflexion, le cadrage. Finalement, je me sens plus à l’aise qu’avec mes appareils numériques (Canon) avec lesquels je multiplie trop souvent les clichés. J’ai toujours un vieux leica IIIa de 1935 avec moi, pour les photos de rue. En studio j’utilise des mamiya moyen format.
Une fois mes films développés, je les numérise, j’aime ce mélange de techniques : avoir à la fois la beauté, la profondeur du cliché argentique et la souplesse, facilité d’utilisation du post-traitement numérique.

-Sur quoi travaillez vous actuellement ?

J’ai commencé à produire plusieurs séries de photos avec comme fil conducteur les plantes carnivores. Je viens de finir la première série qui comprend 8 photos en noir et blanc, il y aura au final 3 ou 4 séries, le processus de réflexion et de scénarisation est long et passionnant, certaines idées de photo passent d’une série à l’autre avant d’être momentanément écartées, remplacées par une autre puis réapparaissent au fil des réflexions. Impossible de commencer le travail de création en studio si la série n’est pas aboutie, dans mon esprit du moins.

-Pourquoi les plantes carnivores ?

Elles représentent un tel paradoxe ! A la fois végétal mais capable de « manger », elles fascinent ou dégoutent mais ne laissent jamais indifférents. Ne sont elles pas unique dans le monde végétal comme nous le sommes dans le monde animal ? N’y a t il pas là un parallèle avec nos besoins d’exister et d’exprimer notre différence aux autres? Ces plantes sont pour moi une métaphore de l’âme et de l’enveloppe corporelle dans laquelle n’importe qui peut se retrouver.
Voilà en quelques mots les thèmes de recherche et de réflexion qui composent la majeur partie de mes créations du moment.

Une dernière question : un pays, un voyage ?

Sac au dos, je suis déjà allé en Amérique du Sud, au Vietnam, J’ai traversé l’Australie, visité la Nouvelle Zélande, volé jusqu’au cercle polaire pour voir les aurores boréales (quel spectacle !)…Mais l’Islande reste pour moi une destination incroyable plus que les paysages, j’y ai ressenti un vide libérateur, un sentiment d’absolu.

-How would you describe yourself and your professional background in just a
few words?

I’m French and I live between Bonn (in Germany) and France in the town of Neuf
Brisach, where my photographic art gallery/workshop is based. I’m a self-taught
entrepreneur, I left a job as a project manager in the early 2000s to start
producing carnivorous plants and travel, I currently pursue a full-time career as an
artist and photographer.
Oh and I was born in 1977… You can do the maths!!

-Let’s talk about photography, in your opinion how would you define the art of photographic art?

In my work, I make a clear distinction between two types of photography, on the one hand, we have street photography, travel photography and landscape photography, which showcase chance encounters and moments captured by the photographer’s eye and on the other hand, we have staged photography (usually shot in the studio) in which the photographic process involves creating a staged image (see here : http://www.alain-kern.com/fight/) .
I’m more drawn to the creative process of evoking emotion when working in the studio on a series of photographs that I have conceptualised, staged, organised and directed according to my own aesthetic criteria.
 However, capturing a moment is also a great passion of mine, I’m travelling every month in order to achieve several photographic project.

– How do you work, what equipment and materials do you use?

At the beginning of 2014 I started working with film, most of the time I use black and white film. I develop the film in my workshop.
Working with film has allowed me to take more time to reflect and interpret the subject. I also feel more comfortable working with black and white film than my digital cameras, which often capture clichéd images. I always carry an old Leica III with me for street photography. In the studio I use a Mamiya medium format camera.
Once I’ve developed the film, I then digitise it, I enjoy this combination of techniques: you get both the beauty and depth of the hard copy prints and the flexibility and user-friendliness of the digital post-processing.

-What are you working on at the moment?

I’m working on various series of photographs based on the theme of carnivorous plants. I’ve just completed the first series, which includes 8 black and white photographs, I aim to complete 3 or 4 series of photographs. The reflection and staging of the image is a lengthy and passionate process, certain photographic themes run through each series, which are deviated from and replaced by another theme that reappears every now and then. It’s impossible to begin the creative process in the studio if the series isn’t complete, at least for me it is.

(SERIES 1 is here : http://www.alain-kern.com/series-1/ )

-Why did you choose carnivorous plants as a theme?

Because of the paradox it represents! They are both plants but capable of “eating”, whether you find them captivating or disgusting, they are always intriguing. Aren’t they unique in the plant world just as we are in the animal world? Isn’t there a link to be made there with our needs to exist and express our differences to others? These plants for me are a metaphor of the soul and earthly body of all individuals.
So in short these are the themes of research and reflection that I’m pursuing in general in my work at the moment!


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